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Rédemption

La peur est fin de toute chose !
Crois-moi, frère effaré !

Elle coupe le souffle vital,
Elle rompt le fil des rêves
et brouille la vision du bonheur
qui pulse en chaque seconde.

Lâche donc cette ombre oppressante
qui prive ta vue des nuances innombrables
de couleurs vives

Même si tu crois entrer ici en ta dernière demeure,
Lâche cette peur,
cette dissonance  dans l’harmonie naturelle.
Suis-moi  et tu goûteras la vie à chaque instant offert.

Et puisque la nature est rédemption,
chacune de tes cellules,
peut-être, se régénèrera
à la source de mon sein

Lamentation

Retourne-toi

Reviens dans la vie.

Cesse de te punir

telle une fillette peureuse

qu’un père céleste aurait grondée.

 

Retourne-toi

Reviens dans la pulsation du monde.

Cesse de te lamenter

prostrée,

face à un mur exempt de dieu

 

Retourne-toi

Rejoins-moi

Et n’oublie jamais

qu’en ce monde

il n’est de divin

que la fusion de nos essences.

Rebâtir

Frère ! Malgré tes plans, tes projets d’édifices,

Bâtiments glorieux, rêves majestueux.

Hélas sous les cieux les plus tempétueux,

Tu devras souvent en faire le sacrifice.

 

A de multiples fois, ta force bâtira

sur les ruines fumantes de tes échecs passés,

la preuve vivante de l’opiniâtreté

d’un cœur qui comme un roi reste prêt au combat.

 

Tu connaîtras le noir et tu seras battu.

Tu goutera longtemps l’haleine du malheur

qui, en toi s’installant, te semblera vainqueur.

 

Et lorsque tout espoir te semblera perdu,

Tu ne trouveras, enfin, que les bras d’une sœur

Comme soutien des entreprises de ton cœur.

Pont

Sur l'autre rive,

toujours le meilleur demeure,

hors d'atteinte,

comme un rêve entêtant.

 

Sur l'autre rive,

les promesses plantureuses,

les récoltes voluptueuses...

 

Sur l'autre rive,

les paysages inédits,

les extases inconnues...

 

Ton corps est un pont,

un passage discret

qui m'offre la connaissance  de toutes les rives.

Protection

Quand le ciel rougeoit, 

quan le tonnerre s'accapare l'avenir, 

quand le sang des hommes

coulen gâché violemment

pour les désirs de quelques puissants, 

il ne reste q'un rempart, il ne reste qu'un bouclier : 

la protection d'une mère, 

la tendresse d'une soeur, 

la chaleur d'une compagne.

Il ne reste que l'Amour, 

comme promesse de futurs, 

comme transcendance du présent.

Humanité

J'ai vu

la guerre, le conflit, les dents acérées

J'ai senti 

la douleur, la peur et les nuits agitées

J'a voulu

la fuite, l'oubli et les courses effrénées

J'ai connu

la paix finalement

dans l'admiration de ton sein qui se gonfle

au rythme calme et régulier

avec, supendue à ton souffle, 

toute l'Humanité.

 

 

Chasseresse

Il est des matins, 

lorsque les bois s'éveillent

que la brume s'étire 

comme une indolente beauté

pour s'évanouir finalement dans la clarté

que la pulsation vive de la nature

réanime la parfaite horlogerie animale

où je marche en quête de ma proie

telle une Diane implacable.

 

Pouvoir

Hautaine ?

Non je ne le suis nullement !

 

Je suis juste libre et confiante.

Je suis une femme dont le coeur a pris le pouvoir

Je suis inarrêtable !

 

Marche

J’ai posé mon pied intrépide

Dans les couloirs de la mâle industrie,

Livrée aux regards obliques,

Je suis pourtant plus libre à chaque pas.

Nulle main avide, nul bras assez puissant.

Rien n'arrêtera ma course.

 

Je suis libre, sauvage et forte.

Je suis femme et je vais là où ma volonté me porte.

 

Souvenir

Lorsque tu fermeras la porte

sur l’espace de nos échanges.

Ta vie reprendra son cours

je ne suis pour toi qu’une étape

mais sache que tu laisses derrière toi

un coeur vaporeux,

un corps assagi

mais au sein desquels germe déjà

la pensée nostalgique

le cuisant souvenir

qui un jour me poussera  à revenir.

 

Tremblez

Vous tremblez.

Vous qui tenez la bride

des chevaux du pouvoir.

 

Vous pensez

qu'un sein fera vaciller

votre empire...

 

Vous frémissez 

avec raison

bien que vous vous mépreniez  sur le vrai danger

car il n'est point dans ce qui se dévoile

ou ce qui demeure voilé.

Il est dans mon regard, 

foyer  de détermination 

et de force.

Là se trouve la puissance de mon amour.

Ô maitres impuissants.

 

 

Souveraine

Vos feux courroucés, 

vos jugements,

vos colères, 

vos indignations, 

vos ordalies...

 

Rien n'infléchira mes choix 

de femme souveraine.

 

N'oubliez pas, 

La graine rendue à la terre n'appartient pas à l'arbre, 

encore moins à la forêt !

Matrie

Parce que je suis chair

mais pas chair à canon;

Parce que je suis mère

avec l'Amour pour clairon,

je me couche près de vos pères et de vos frères

tombés pour votre patrie

et mon souffle, 

un instant ravive leur souvenir.

Lorsqu'à votre tour, 

vous tomberez pour écrire l'Histoire des fous, 

il restera en mon coeur, 

en mon ventre, 

le tendre potentiel 

nommé Avenir

Science

Oublie la théorie,

seule compte l’expérience.

 

je me livre ici par amour de ta science.

Explorons l’inconnu,

Découvrons de nouveaux savoirs